la liberté syndicale "principe inscrit dans la constitution"

Publié le par UNSA POLICE

L a liberté syndicale

Cette liberté revêt deux aspects qui sont individuelles (inhérent à chaque salarié) et collectifs (inhérent à la constitution et à l'organisation des groupements syndicaux)

Ce principe est inscrit dans le préambule de la constitution de 1946.
La loi Le Chapelier de 1791 avait ouvert une période d'interdiction absolue et de répression des groupements professionnels. Cette période a pris fin avec la loi du 2103/1884 dite « Waldeck-Rousseau ». Jusqu'à cette date les relations de travail sont conçues sur un mode individualiste, seul existe le lien établi entre l'employeur et le salarié dans le cadre du contrat de louage de services, conformément au Code civil (...)

Depuis le début de la campagne plusieurs sujets ont été évoqués par les collègues dans leurs services. Parmi ces sujets,  les camarades de la CGT-Force Ouvrière affirment  « à cause de l’UNSA la CGT-FO n’obtiendra pas les 50% pour bloquer l’administration ».

Ma première réponse serait déjà de dire c’est ceux qui sont partis, sont à l’origine de la division mais je crois que le sujet essentiel n’est pas celui de « cette » polémique.

Tout d’abord je ne peux pas oublier comment et avec qui l’UNSA Police a été construite. L’UNSA Police a été construite « essentiellement » par la structure syndicale CRS qui a donné en grande partie les moyens humains et financiers pour construire l’UNSA Police dans l’UNSA.

La solidarité et la persévérance du secrétaire général de l’époque Joaquin MASANET  ont permis que cette aventure se transforme en un grand rassemblement « républicain » autour des valeurs de l’UNSA.  Je me permets de rappeler quelques propos tenus par le secrétaire général Joaquin MASANET lorsque le SNPT nous à rejoint :

« Chers collègues nous devrons avoir conscience que nous avons rendez vous avec notre avenir. Dans les jours, les semaines, les mois à venir, ON va vous dire, ON va vous écrire, que l’UNSA Police fait fait de la démagogie… ON va vous expliquer que demain l’UNSA Police rase gratis, ON va vous affirmer que l’UNSA Police va désormais multiplier les promesses, j’en passe et des meilleur. ET BIEN CEUX QUI PENSENT CA SE TROMPENT ! Les seules réjouissances que je peux vous  promettre c’est du sang, de la sueur et des larmes ! Ce dont je suis certains, maintenant je vous ais vu à l’œuvre c’est que : ce sang, cette sueur, ces larmes nous allons les verser TOUS ENSEMBLE pour tous nos collègues »   

 Grace à la ligne politique et au soutient accordé par les responsables locaux et régionaux, l’UNSA Police a retrouvé sa 1er place lors des élections professionnelles de 2006.

Il ne faut pas croire que tout cela s’est fait facilement, bien au contraire.  Les débats internes à la maison CRS tournaient très souvent autour des moyens octroyés aux délégués locaux et régionaux  CRS. En effet une minorité de régionaux (déjà Lyon, Rennes et Marseille), revendiquait vouloir fonctionner comme le SNPT. Quant je dis « fonctionner » je parle du mode de redistribution des cotisations.

Ceci était impossible et non indispensable du fait des moyens énormes dépensés pour le fonctionnement de l’UNSA Police.

 Après cette histoire comment voulez que « nous » acceptions de laisser partir à la CTG-Force Ouvrière la première organisation syndical qu’est l’UNSA Police ?

 Pour revenir au sujet initial il est quand même bon de se rappeler que le SGP avec Nicolas CONTE et l’UNSA Police avec M MARTINI à sa tête pesaient, ensemble 57%.

Est-ce qu’ils ont empêché l’administration de faire passer ses réformes ? NON

Là aussi souvenez vous qui a empêché la grande manif de se tenir. Ce n’est pas nous,  c’est eux les mêmes qui prônent demain faire trembler  l’administration avec 50% aux suffrages.

Croyez vous qu’ils feront plus alors qu’ils pesaient déjà 57% auparavant ?

Comment oublier le comportement d’une grande partie de cette organisation et je m’imagine si SGP-UNION-UNITE POLICE-CGT-FO avait  une majorité absolue dans toutes les instances.

Cela reviendrait à dire que « nous » c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas à FO, serions obligés de subir le dictat des représentants de cette organisation, voire l’obligation d’adhérer à la CGT-Force Ouvrière. Lorsque l’on connait leurs pratiques basées sur  la haine, le mensonge et les méchancetés  je n’ose même pas m’imaginer le tableau.

ET EN PLUS bonjour les libertés syndicales.

 De plus qu’est ce qui empêcherait, demain, aux différentes organisations de se rencontrer pour trouver un terrain d’entente sur les grands dossiers (effectifs, moyens, salaires etc..) ?

Absolument rien, sauf qu’à l’UNSA nous privilégions d’abord le dialogue avant la descente dans la rue. A l’UNSA Police nous mettons également en avant certaines valeurs et certaines pratiques du dialogue social. Bien sur nous souhaiterions pourvoir vous promettre d’obtenir des grilles indiciaires largement supérieurs, bien sur nous souhaiterions que chacun d’entres vous soit nommé au grade supérieur sur place, bien sur nous voudrions que tous les policiers soient bien dans leurs baskets, mais malheureusement les choses changent ;

Parmi ce qui change, c’est la politique voulu et annoncé par le Président de la République. Elu à plus de 53% il avait annoncé la baisse des effectifs de la fonction publique.

Nous pensions toujours passer à coté des réformes.  C’est fini aujourd’hui nous sommes comme les autres fonctionnaires, voire pire puisque nous avons un des métiers les plus difficiles et nous avons de plus en plus de difficulté à le faire reconnaitre.

L’UNSA Fonctionnaire prend en compte les difficultés du métier lors des différentes négociations « Fonction Publique ». Par ailleurs l’UNSA Police est représenté dans ses instances nationales.

Quant est-il à la CGT-Force Ouvrière ?  

Aujourd’hui  GCT-FO Police emploi les mêmes pratiques que la confédération dans la quelle ils sont.      

Voilà déjà des sujets majeurs qui nous empêchent  de rejoindre la CGT-FO et bien au contraire qui nous motivent de faire vivre l’UNSA Police dans l’UNSA.

JEANNOT FELDEN

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DEMOCRATE 30/01/2010 10:54


Après une campagne mensongère d'Unite police SGP FO ils ont presque réussi leur paris mettre la main sur le devenir des C.R.S.
Le devenir de notre spécificité est mis à mal car c'est la première fois depuis la création des C.R.S.que notre institution sera défendu par des syndicalistes ayant une totale méconnaissance de
notre métier C.R.S.
Heureusement pour les C.R.S. des représentants compétents de l'UNSA Police seront toujours là pour votre défense.
dés aujourd'hui, rassemblons tous les collègues de bonne volonté pour faire entendre notre voix FIER D'ETRE C.R.S.


gilles 25/01/2010 19:38


c'est pire que ca c'est du lavage de cerveau de la part d'unite police..


Olivier 25/01/2010 16:58


Bravo Jeannot, le régne par la division ne sert que l'administration.
Je ne comprends pas comment nos collègues peuvent trouver un sens aux mensonges quotidiens d'Unité!