mais où est passé FO ?

Publié le par UNSA POLICE

Logo-UNSA-2008Toutes les organisations syndicales, à l'exception de FO qui a décliné l'invitation, ont rendez-vous ce lundi à la CGT pour parler sortie de crise et réforme des retraites. La CFTC, quant à elle, est présente en qualité de «simple observateur».

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Réunion au sommet ce lundi après-midi au siège de la CGT. Toutes les organisations syndicales, à l'exception de FO qui ne voit pas l'utilité d'une telle rencontre, ont répondu à l'appel de Bernard Thibault de reconstituer en ce début 2010 l'intersyndicale qui avait réussi à mobiliser les Français en masse l'année dernière.

L'objectif de cette nouvelle entrevue était multiple : «faire un bilan de la situation économique et sociale, et discuter des initiatives à prendre sur les salaires, l'emploi et les services publics», comme l'explique un proche du secrétaire général de la CGT. Mais aussi «préparer la rencontre d'agenda social du 15 février avec le chef de l'État et parler du dossier des retraites dont on nous annonce que la réforme serait bouclée en juillet.»

L'idée de Bernard Thibault est en fait de mettre tout le monde d'accord sur l'organisation d'une «journée de mobilisation unitaire» courant mars afin de créer un rapport de force avec le gouvernement. Une position qui, au début de la réunion, est loin de faire l'unanimité entre tous les participants. «Il est contre-productif d'appeler à une mobilisation sans en avoir défini au préalable les motifs», dénonce ainsi Gabrielle Simon, la vice-présidente de la CFTC présente à cette réunion qu'en qualité de «simple observateur». Pour la centrale chrétienne, l'intersyndicale n'a pas non plus «vocation à s'occuper de tous les dossiers» et particulièrement de celui des retraites qui doit rester du ressort de chaque centrale. «Sur ce dossier, nous privilégions la négociation et la concertation avec le gouvernement et les autres syndicats en bilatéral avant même de vouloir créer un rapport de forces», justifie encore Gabrielle Simon.

«L'intersyndicale n'est pas une fois en soi»

Si l'Unsa (autonomes) se réjouit quant à elle de la résurrection de l'intersyndicale, elle est réservée sur son issue et n'est pas tout à fait d'accord sur son contenu. «Cette réunion doit nous aider à définir nos priorités en termes d'agenda social et à aboutir à une déclaration commune sur certains dossiers comme les chômeurs en fin de droits ou le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite», explique Jean Grosset, son secrétaire général adjoint. Mais pas question pour l'heure d'appeler à une mobilisation. «Ce n'est pas ce qu'attendent les salariés en réponse à la crise», explique-t-il et son organisation attend aussi «des précisions du gouvernement sur les retraites» avant de prendre une décision.

Quant à Jean-Claude Mailly, qui a décidé de sécher la rencontre, «l'intersyndicale n'est pas une fin en soi et est une limite au pluralisme». Le patron de FO ne voit pas la nécessité de se réunir alors que les centrales ne sont pas d'accord sur un certain nombre de points. «Il sera difficile de parvenir à une position commune sur les retraites et les services publics avant la réunion du 15 février», fait-il savoir, privilégiant sur le premier dossier des rencontres bilatérales entre centrales pour déterminer les points d'accord et de désaccord.

 

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